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365°
    Laurent Zylberman met en regard par sa production photo, des moments singuliers en nombre, dividende optique de ses déplacements browniens à l'échelle du monde et de la ville.

  La plasticité de ses tirages est renforcée par leur exposition en grand format, l'immersion du spectateur est immédiate. Une apparente familiarité pour les cent sujets en présence, convie à s'interroger sur la nature de leur lien sous-jacent, véritable objet ou question proposé au regard.

  L'énigme est là en filigrane : quelle est la nature du travail à laquelle se livre l'auteur sur les situations rencontrées au jour le jour, qui fait que nous ayons sous les yeux une notion du globe et de son humanité, tout autre que celle que nous livre les medias?

  Au monde qui nous est généralement imposé dans un débit d'images sans hiérarchie ou sans objet, il oppose une sorte de lien qui semble se structurer d'image en image, dans l'hétérogénéité pourtant la plus manifeste. Ce qui renforce la coordination choisie des visuels entre eux tient sans doute à ce qu'on lit sur chaque tirage : une éthique de captation de l'image au cœur de laquelle se situe immanquablement la vie des gens.

  Sa production proposée dans le même temps en diaporama (qui démultiplie le nombre de clichés montrés) est articulée sur un plan sonore musical, qui rend tangible une dramaturgie supposée, à l'œuvre autant dans le défilement des images que dans l'exposition des tirages.

    Jean-Marc Trimouille, Juin 2009